16 Octobre 2019

Intervention du représentant de la Fédération de Russie suite au vote du projet de la décision sur la Crimée (le 16 octobre 2019, 207ème session du Conseil exécutif de l'UNESCO)


Traduction non officielle du russe


 


Madame la Présidente,


Nous avons maintes fois parlé de l'absurdité et de la complète futilité de l’évocation du thème de la Crimée à l'UNESCO. L’utilisation de la tribune de ce forum pour porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Fédération de Russie est inacceptable.


Quel que soit le nombre de décisions politisées antirusses, cyniquement promues par une minorité de délégations, cela ne changera pas la vérité simple et peut-être déplaisante pour certains : les habitants de la Crimée lors d’un référendum ont voté démocratiquement, en pleine conformité avec le droit international et la Charte des Nations Unies, en faveur de la réunification avec la Russie.


Les discours annuels assommant autour d’un soi-disant monitoring n’aideront aucunement l’UNESCO à rétablir les liens avec ses partenaires traditionnels sur la péninsule qui n’étaient pas rompus de leur faute. Et cela ne va certainement pas redorer l’image de notre Organisation: l’UNESCO  refuse-t-elle de coopérer avec le site du patrimoine mondial de Chersonès simplement parce qu’il se trouve actuellement sur le territoire de la Russie ? Mais qu'en est-il de sa valeur pour toute l'humanité?


L'année dernière, plus de 6,8 millions de personnes dont les touristes étrangers, des journalistes, des hommes politiques, des scientifiques et des artistes ont visité notre péninsule. Ils ont constaté eux-mêmes l'ampleur du décalage entre la vie réelle et les allégations russophobes de Kiev.


À cet égard, nous confirmons notre disponibilité d’accueillir la mission de l’UNESCO sur la péninsule, à condition, bien sûr, qu’elle soit organisée sur une base professionnelle et dépolitisée et dans le respect du fait de l’appartenance de la Crimée à la Russie.