23 Janvier 2021

Intervention du représentant de la Fédération de Russie suite au vote du projet de la décision sur la Crimée (le 22 janvier 2021, 210ème session du Conseil exécutif de l'UNESCO)


Traduction non officielle du russe


Monsieur le Président,


Nous regrettons que la minorité agressive des délégations au Conseil exécutif, avec une persévérance digne d'une meilleure utilisation, continue d'utiliser la plate-forme de l'UNESCO pour réaliser la tâche absurde dans l’enceinte de ce forum humanitaire - s’attaquer à l'intégrité territoriale de la Fédération de Russie.


Comme le montre la session en cours, afin d’arriver à cet objectif tout à fait odieux, ils étaient même prêts à «prendre en otage» les décisions déjà négociées du Conseil exécutif, à réviser les arrangements consensuels sur les modalités de son déroulement, à faire tout cela au beau milieu d'une pandémie de coronavirus sans précédent, montrant ainsi la vraie valeur de leurs propres appels à la solidarité et au «multilatéralisme fort et efficace».


Je ne parle même pas du fait que les fervents défenseurs du monitoring en Crimée, qui font hypocritement l’air de se soucier des droits de l'homme dans cette région russe, se fichent complètement de l'opinion des habitants de la péninsule. Qui plus est, c'est pour cette opinion, exprimée lors du référendum de 2014, qu'ils punissent celle-là en imposant des sanctions collectives contre cette catégorie de citoyens russes, dans le droit-fil de meilleures traditions totalitaires.


Le tableau sinistre peint dans le soi-disant rapport n'est rien de plus qu'une propagande bon marché. Il est facilement réfuté par les statistiques et par la vie elle-même. En 2020, les Criméens ont réaffirmé leur choix en approuvant à une écrasante majorité (plus de 90%) les amendements à la Constitution de la Fédération de Russie.


Ceux qui veulent s’en convaincre et voir de leurs propres yeux comment vivent la Crimée et Sébastopol, sont invités à visiter ces entités de la Fédération de Russie. Nous réaffirmons notre disposition à accueillir dans la péninsule une mission d’expert de l’UNESCO qui serait organisée, bien entendu, sur la base professionnelle et dépolitisée et dans le respect du fait de l’appartenance de la Crimée à la Russie.