11 Février 2021

Maria Zakharova, porte-parole du MAE de la Russie: sur les doubles standards dans les approches occidentales de la liberté des médias


Nous avons déclaré à plusieurs reprises que notre pays n'était pas la seule cible d'ingérence dans les affaires d'un État souverain. Nous avons cité plusieurs exemples. En voici un autre. Ce n'est peut-être pas le plus marquant, mais il est tout aussi représentatif.


Je lis l'actualité: "Les États-Unis sont profondément préoccupés par le fait qu'une radio hongroise d'opposition cesse d'exister - souligne le communiqué écrit du porte-parole du Département d’État américain Ned Price publié hier."


Je répète: c'est un exemple mineur mais très révélateur. Je pense qu'en s'appuyant sur sa législation, la Hongrie décidera elle-même de la manière dont elle doit vivre, notamment dans l'espace de l'information.


Le plus intéressant est que Josep Borrell, Haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, qui s'est récemment rendu en Fédération de Russie, en a également parlé pendant une conférence de presse quand il lui a été demandé pour quelle raison des médias russophones fermaient dans plusieurs pays de l'UE. Il a déclaré espérer et croire que sur la base de leur propre législation et en respectant les normes internationales obligatoires pour ces pays, ces problèmes pourraient trouver une solution juste. A mes yeux, cela doit également concerner la Hongrie.


Voici un autre aspect. Je voudrais rappeler que c'est le Département d’État américain et ses structures  - les ambassades américaines - qui ont salué la fermeture de trois chaînes en Ukraine. Nous voudrions comprendre en quoi consiste la différence. Pourquoi la fermeture d'un média dans un pays est-elle critiquée, mais celle d'autres médias dans un autre pays est, au contraire, encouragée? Nous connaissons bien la réponse.